Requiem pour Mona de Catherine Diran

Autant vous prévenir tout de suite. D’entrée j’annonce la couleur.
J’aime bien Mona Cabriole. Beaucoup même. Je crois bien que je suis tombé amoureux d’elle ! Voilà, c’est dit.
Mona est une jolie brune aux yeux verts qui lui mangent le visage.
Mona Cabriole, la trentaine, est journaliste à Parisnews, un quotidien en ligne, rubriques « rock critic » et faits divers, carte de presse numéro 100 457. Mona Cabriole vit sur sa péniche, port de l’Arsenal à Paris. Nom de coque : Nico. (nom de la Chelsea girl du Velvet Underground, vous connaissez ?).
Si jamais vous la croisez sur son scooter, Mona, donnez lui le bonjour de ma part !
Mona Cabriole, cher lecteur, vous allez tombé sous son charme ou j’y connais rien. « Jolie fille, jolie bouche. La trentaine, jupe à mi-cuisses, tee-shirt à l’effigie de The Cure, blouson en cuir fané. Cheveux longs détachés qui tombent sur les yeux. » Bien sûr, elle « porterez quelque chose comme un costume Yves Saint Laurent, un chignon un peu lâche, un léger maquillage. Du noir sur les yeux, elle serait tout simplement sublime ! » Vraiment attachante cette Mona.
Bravo aux « petites » éditions Tengo Editions qui nous offre encore une bonne galette !
Le principe de la Série des « Mona Cabriole » intitulée « Polar et Rock’n’Roll » est simple. Une aventure de Mona dans chaque arrondissement de Paris racontée à chaque fois par un auteur différent. Tenue minimum exigée du scénario : une visite guidée de Paris à dos de scooter, un morceau de rock associé à chaque chapitre, un ou deux meurtres (voire plus !) à élucider pour la journaliste très très curieuse. Dans chaque opus, on va retrouver son patron Langlois, sa collègue Karine, son « ex-futur-ex-futur-etc. » amoureux Samuel (je le déteste ce Samuel !).
Chaque livre de la Série se lit en une petite heure, le temps d’écouter la bande-son qui va avec. Attention, Mona n’écoute pas n’importe quoi. Elle a ses exigences la belle demoiselle: Iggy Pop, Lou Reed, Elliot Smith, entre autres…
J’ai déjà chroniqué sur MyBoox « Onzième Parano » qui se situait dans le 11ème.
« Requiem pour Mona » se situe dans le chic 16ème.
L’intrépide Mona doit élucider trois meurtres, oui, trois, rien que ça en une petite centaine de pages. Comme d’habitude, Mona arrive à ses fins…par tous les moyens !
Y’a du suspens, des fausses pistes, des personnages bien trempés. Ici on rencontre une sorte de Philippe Manoeuvre, une sorte de Lio. On y croise Carla Bruni et Kate Moos. On est en pleine crise économique et printemps arabe. Et le final se joue sur le tempo de la Neuvième en ré mineur de Beethoven ! (comme quoi Mona sait écouter de la « grande musique » comme on dit) Alors à vos platines…
PS : ne vous attendez pas à lire du Flaubert (y’avait pas de scooter à son époque !). C’est écrit vite fait, bien fait. Comme un chanson des Ramones. Les Ramones, vous savez, le groupe de punk qui jouait aussi vite que leurs ombres, quand ils arrivaient à jouer ! C’est fait pour danser dessus sans trop se poser de questions. Y’a de l’énergie à revendre c’est tout (c’est pas du Beethoven). Ben là c’est du pareil au même. Et en plus j’ai pas honte de le dire, je crois bien que je vais m’offrir toute la Série. Encore huit à lire…hum…Mona…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s