American tragedy histoire Sacco & Vanzetti de Calvez

 

« Here’s to you, Nicolas and Bart
Rest forever here in our hearts
The last and final moment is yours
That agony is your triumph »

Vous connaissez tous cette chanson de Joan Baez, non ?
Bon alors allons-y…

C’est parti !
Avis à la population, cette BD est un très, très bel objet de lecture.
L’American Tragedy que nous offre Florent Calvez (textes et dessins) c’est l’histoire de Sacco et Vanzetti.
L’Histoire de l’Amérique des années 30, aussi.

« Je ne prétends pas connaître la vérité sur cette affaire.
A l’heure où je finis ce livre, je ne sais toujours pas si Sacco et Vanzetti étaient coupables. Le doute subsiste. Pour autant, si d’autres arguments que les miens parviennent à ranger définitivement la chaise électrique, j’en serai heureux. »
Voilà qui est dit. Bien dit même.

Les dessins de Florent Calvez sont superbes. Les textes documentés et passionnants à lire.
Une BD intelligente !
Voilà qui est dit. Fallait le dire.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas « l’affaire » Sacco et Vanzetti, cette BD est une excellente introduction historique.

« Tu n’a jamais entendu parler de l’affaire Sacco et Vanzetti ?
– ça ne me dit rien…
– ça remonte à loin, 1927, à Boston. C’est normal que vous, les jeunes, vous ne connaissiez pas cette affaire.
– OK, mais c’est qui ces types-là ?
– des anarchistes italiens qu’on a condamnés à la chaise électrique. Une erreur judiciaire. »

Un grand-père raconte l’histoire à son petit-fils dans un parc de New-York. Tous les ans, le 27 août, ce vieux monsieur se recueille ici pour ne pas oublier. Le 27 août 1927, Sacco et Vanzetti passent à la chaise électrique.
Quand il avait 10 ans, il a rencontré Vanzetti. Son père, sympathisant à la cause révolutionnaire, l’avait hébergé quelques jours.

« Les anarchistes, ça pose des bombes, non ? demande le petit-fils.
– Si les gens pensent ça, c’est qu’on a surtout voulu qu’on pense ça. »

Et le grand-père de dérouler l’Histoire.
Celle des grandes grèves sanglantes des mines du Colorado.
Celle du massacre des grévistes de Ludlow.
Celle des italiens qui fuient la misère de l’Italie pour découvrir la misère de l’Amérique.
Celle des anarchistes qui refusent de s’engager dans la guerre de 14-18 et s’exilent au Mexique.
Celle des immenses manifestations de soutien à Sacco et Vanzetti.
Celle des récupérations et des trahisons…tous camps confondus !
Celle de la justice américaine expéditive et manipulatrice.
Celle des injustices de ce monde…de notre monde.

« Ne t’embrigades jamais. Un symbole ça ment toujours, on peut en faire ce qu’on veut. »

Voilà qui est bien dit !

De précieux conseil ce vieil homme, vraiment.

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