L’ultime secret de Frida K. de Gregorio Leon

«Le roman doit être infidèle à l’Histoire.» Mario Vargas Llosa.

Daniela Ackerman, une jeune détective privée espagnole, est envoyée au Mexique pour retrouver un tableau volé de Frida Kahlo.
«Quand son chef lui annonça la nouvelle qu’elle devait partir pour Mexico, Daniela fit la grimace. Ce pays ne lui avait laissé que des mauvais souvenirs…»

Frida Kahlo (1907-1954) est une artiste peintre mexicaine mariée au peintre Diego Rivera.
Frida Kahlo et Diego Rivera vont accueillir chez eux (dans la célèbre Maison Bleue) Trotski en exil.

Ce mystérieux tableau volé serait un autoportrait de Frida Kahlo que l’artiste aurait dédié à Trotski. Avec un dédicace : «A Trotski, sang neuf dans mes veines.»

Ce polar va et vient entre aujourd’hui et 1940.
Il mélange astucieusement le vrai avec le faux, le faux avec le vrai.
Pour déméler le vrai du faux ou le faux du vrai, vous pouvez lire la récente et remarquable biographie de Trotski de Robert Service, «Les mémoires d’un révolutionnaire» de Victor Serge ou «L’homme qui aimait les chiens» de Padura.

Nous voilà promenés dans le Mexique des années quarante et le Mexique d’aujourd’hui.
On y rencontre, pêle-mêle, tenez-vous bien, Ramon Mercader l’assassin de Trotski téléguidé par Staline, des cadavres de stripteaseuses tatouées au venin de serpent, un prêtre et un évêque fanatiques de la Santa Muerte, des tueurs à gages aux couleurs du Real de Madrid, des narcostrafiquants, des flics mafieux, une procureure adoratrice de téquila et de  chirurgie esthétique, un inspecteur amoureux, un caïd surnommé le Tsar, des trotskistes, des agents de la Guépéou et bien entendu Diego Rivera et Frida Kahlo .
Rien que ça !

Dans tout ce méli-mélo, Daniela va vite devenir indésirable.
Une «hocicona», une fouille-merde en parlant cru.
Alors comment va t-elle s’en sortir ?
Et bien cher lecteur impatient, fébrile, empressé, voire agacé, vous le saurez en lisant «L’ultime secret de Frida K».

La Santa Muerte que les mexicains vénèrent est un squelette de femme vêtue d’une longue tunique blanche portant une faux dans une main et un globe terrestre dans l’autre.
Le jour des Morts au Mexique la Santa Muerte est promenée avec ferveur dans les rues de Mexico.
L’Eglise officielle voit ce culte d’un très mauvais oeil.

Attention, restez vigilant, ici le Diable ne travaille jamais gratuitement.

Gregorio Léon vient de recevoir le Xe Prix International du Roman «Emilio Alarcos Llorach » pour ce premier polar traduit en France.

Ce polar historico-politico-Mexico-Kahlo se lit tout seul.
Ni plus, ni moins.
C’est déjà pas mal, non ?

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