Cet été-là de Trevor William


«Il ne se passait rien à Rathmoye, disaient ses habitants, mais la plupart d’entre eux continuaient à y vivre. C’étaient les jeunes qui partaient, pour Dublin ou pour Cork ou pour Limerick, en Angleterre, parfois pour l’Amérique. Beaucoup revenaient. Il était également exagéré d’affirmer qu’il ne s’y passait rien.»

C’est l’histoire de Ellie, de Florian Kilderry, de Dillahan, de Miss Connulty, de Orpen Wren. C’est l’histoire d’un village en Irlande en 1950. C’est l’histoire d’un été. L’histoire d’un amour.
Une histoire, belle et triste, à en pleurer.
Ce roman de William Trevor («Love and Summer» pour le titre original) est, comment dire, magnifique.
Des mots en or, de l’or en mots.

Ellie est mariée à Dillahan un fermier.
«Ils n’avaient pas souvent de visiteurs à la maison, hormis pour les oeufs ou le babeurre,et, une fois par an, la belle-famille de Dillahan qui venait de Shinrone un dimanche après-midi. Le facteur et l’employé de l’assurance ne comptaient pas. L’homme qui s’occupait de l’insémination artificielle ou celui qui relevait le compteur ne comptaient pas. Rien ne passait sur la route, en dehors du tracteur des Corrigan ou de Gahagan quand il recherchait un animal qui s’était égaré.»

Dillahan porte un lourd passé qui lui colle aux bottes comme une terre obsédante.

Ellie vient de nulle part. Sans famille. Elevée chez les «bonnes soeurs». Née sans rien, n’attendant rien. Placée-mariée à Dillahan.
Les soeurs l’avait prévenue : «Attention à ce que tu pourrais faire sans être consciente que tu le fais; quoi que ce puisse être, c’est toi qui le fais.»

Florian lit «Les Heureux et les Damnés» de Scott Fitzgerald, «Les Frères Karamazov» de Dostoïevski. Fils de bonne famille.
Il est de passage. Vient vendre sa maison familiale. En partance pour la Scandinavie. En attendant il traîne dans le village comme un oiseau de mauvais augure.
Ellie et Florian vont se rencontrer.
«La première chose qu’il avait remarquée était ses yeux gris-bleu et, alors qu’ils bavardaient, il s’était surpris à être de plus en plus séduit par sa beauté sans fard.»

Je vous souhaite bien du plaisir de lecture…
Magnifique vous dis-je !

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