Red Grass River de James Carlos Blake


Il était une fois l’Amérique.

«Pour vivre là, faut être abandonné de Dieu ou carrément damné. Dans les Everglades, y a tout pour vous couper, vous brûler, vous gratter, vous piquer, vous empoisonner ou vous avaler d’un coup. Y a des sables mouvants, des alligators, des panthères, des serpents, des moustiques et tous les insectes de l’enfer pour vous rendre fou. En été, l’air est tellement humide et brûlant qu’on a l’impression de respirer du coton bouilli.»

1912-1924. Sud de la Floride. Près de Miami.
Dans les marais des Everglades, le «Jardin de l’Enfer».
Le pays de la famille Ashley.
A sa tête Joe le père. Dieu le père. Le Diable plutôt.

Le gang Ashley. Braqueurs de banques et trafiquants de whiskey.
Pendant l’enfer de la prohibition les Ashley font la loi.
Ils vont même jusqu’à provoquer les «gros bonnets» de Chicago.

Y’a le shériff Bob Baker.
Bob Baker et John Ashley, le fils (le plus)terrible se haïssent depuis longtemps : une histoire de jeunesse, une histoire de nana.
Et les avocats pourris, les flics corrompus, les lynchages, le racisme, les rackets, les trahisons, les jalousies…
Et puis une belle histoire d’amour, bien poignante, entre Laura et John.

Le lecteur perd ses repères, les bons et les méchants se confondent, c’est la force de ce livre.
J. C. Blake met l’ambiance : les paysages des marais des Everglades, les rues grouillantes de Miami, les courses-poursuites…
Bon, ça flingue à toutes les pages, y’a un crime toutes les dix pages, ça va en prison toutes les vingt pages et ça s’évade de prison toutes les trentes pages. Le sang coule à flot.

C’est la légende de l’Amérique qui souffle.
Après Jesse James, John Dillinger, Butch Cassidy, les frères Dalton, et Bonnie Parker and Clyde Barrow, voici venir le gang Ashley…
Quand le rêve américain tourne au cauchemar.
C’est l’épopée des bandits de grands chemins…

James Carlos Baker a grandi dans le nord du Mexique, se passionne pour l’histoire américano-mexicaine dont il conte les épisodes les plus noirs dans des romans très remarqués par la critique aux États-Unis. Il a remporté le Los Angeles Times Book Prize.

«Le truc, c’est qu’on a raconté tellement d’histoires sur le gang Ashley pendant si longtemps, et tellement de gens ont tellement déformé la réalité que c’est presque impossible de savoir ce qui est vrai ou pas.»

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