Ce que cache ton nom de Clara Sanchez


Moi, Julian, chasseur de nazis.

«A quoi reconnaît-on des nazis ?»

Julian est un rescapé de Mathausen. Il avait dix-huit ans.
Le camp de concentration et d’extermination de Mauthausen c’est 320 000 morts.
Julian est maintenant un vieux monsieur.
Ancien républicain espagnol il est membre du Centre Mémoire et Action qui fait la chasse aux officiers nazis disséminés à travers le monde.
Il traque des anciens bourreaux SS : Karin et Frédrick Christensen.
Il les retrouve en Espagne, sur la Costa Blanca, où ils se la coulent douce.

C’est un roman à deux voix.
Celles de Julian et Sandra.
Leurs points communs ?
Tous les deux connaissent Karin et Frédrick…en bien et en mal !
Julian veut donner un sens à ce qui lui reste de vie.
Sa dernière mission : liquider le passé.
Sandra ne devrait pas être entrée dans cette histoire.
Sandra, la fille aux cheveux rouges. Enceinte, en manque d’amour et très très (trop ?) naïve.

Deux générations qui vont se rencontrer…par le hasard de l’auteure.
Celle du passé à guérir.
Celle du futur à construire.
Celle qui a connu le Mal.
Celle qui a vaguement «entendu parlé» des nazis.

Le style n’est pas toujours, à mon humble avis de lecteur, à la hauteur de l’intrigue.
Peut-être une traduction moins haute en couleurs que l’original espagnol.
Convenu, tout juste convenable.
De plus le personnage de Sandra m’a semblé trop imprécis voire inconsistant.
Lecteur toujours curieux, c’est mon vilain défaut, j’ai avancé dans cette histoire quelque peu bavarde et invraissemblable, parfois accompagnée d’incohérences voire de contradictions, heureusement (sou)tenu par l’habile et originale intrigue.
Une histoire trop parfumée à «l’eau de rose», un final trop «fleur bleue»…un comble pour un thriller psychologique aux accents hithcockiens annoncé par l’éditeur !
Un tantinet too much «Collection Harlequin».
Peut-être que je manque de «romantisme» après tout.
Faudra que je pense à aller consulter : ne pas oublier de prendre un exemplaire de «Si c’est un homme» de Primo Levi pour patienter dans la salle d’attente…

Clara Sánchez, romancière espagnole et chroniqueuse au journal El Païs, est lauréate du prestigieux Prix Nadal en janvier 2010.
Le Prix Nadal, qui date de 1944, est le plus ancien prix littéraire délivré en Espagne.
«Ce que cache ton nom» s’est vendu à plus de 500 000 exemplaires en Italie et en Espagne. Comme quoi…tous les goûts sont dans la nature et y’en faut pour tout le monde.

«J’avais du mal à croire que Fred et Karin étaient des nazis. Les nazis étaient pour moi des êtres incompréhensibles. Jamais je n’aurai cru en rencontrer en vrai. J’en avais vu dans des films et des documentaires, et ils m’avaient toujours semblé irréels. Les uniformes, les bottes, les étendards, la multitude le bras levé, la race aryenne, la croix gammée, tant de mal dans ces esprits tordus. J’étais stupéfaite que des gens normaux, des personnes avec un cerveau, aient pu les prendre au sérieux et les aient laissés faire.»

Un moment de lecture…c’est déjà pas mal, non ?
C’est toujours mieux que de s’abrutir devant sa télé…
Et puis la vie est belle comme dirait Roberto Benigni…

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Une réflexion sur “Ce que cache ton nom de Clara Sanchez

  1. ah ah merci pour ce billet car j’ai lu il y a peu un billet très très positif et j’avais relevé le titre du bouquin, je me sens nettement moins tentée maintenant
    j’ai trop de choses qui m’attendent pour perdre du temps avec un polar un peu faible donc merci à toi

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