L’étoile du matin de Wu Ming 4


«Nous avons tué comme si la mort et le sang pouvaient arrêter notre agonie.» T. E. Lawrence dans «Les Sept Piliers de la sagesse».

L’auteur, WU MING 4, est l’un des cinq membres du Wu Ming Foundation, collectif italien d’écriture.
En chinois, Wu Ming signifie en même temps «anonyme» et «cinq noms».
«Un pour tous et tous pour un».

«Pour moi, j’estime heureux ceux à qui les dieux ont accordé le don, ou de faire des choses dignes d’être écrites, ou d’en écrire de dignes d’être lues ; et plus heureux encore ceux qu’ils ont favorisés de ce double avantage.» écrivait Pline le Jeune dans ses «Lettres».

Heureux livre. Riche écriture et généreuse traduction.
Construire le monde avec des mots. Le transformer. Le raconter.
Après tout un roman est une oeuvre d’imagination, non ?

Que serait Achille sans Homère ?
Que serait Lawrence d’Arabie sans le poète Robert Ranke Graves ?

Ni historien de héros, ni croque-mort de mythe, le poète est un inventeur, un (en)chanteur, un affabulateur.

Heureux lecteur qui va fréquenter C. S. Lewis, l’auteur des «Chroniques de Narnia», J. R. R Tolkien, l’auteur du «Seigneur des Anneaux» et R. R. Graves le poète.
Ces trois figures légendaires de la littérature font la connaissance de T. E. Lawrence à l’université d’Oxford.

Nous sommes en 1919. Les cendres de la Première Guerre Mondiale fument encore…la guerre qui mettra fin à toutes les guerres…
Tous sont revenus traumatisés submergés de cauchemars.
«Des galeries qui partaient dans toutes les directions, des tas d’os, des corps en lambeaux, des membres jetés en vrac.»
Alors ils vont essayer d’écrire la guerre. Mesurer l’espace vide, regarder en bas du précipice, compter en silence les chers absents.
Essayer…
«Mais nous n’allons pas écrire sur la guerre indéfiniment…Il ya quelque chose devant nous…» rétorqua Robert.

Alors balayer les cendres sous le tapis.
Chercher l’étoile du matin dans le ciel, celle qui montre la voie à la fin de la longue nuit.

L’écriture, la poésie, la révolution, les Soviets, la famille, les enfants…le suicide ou l’aventure…
Les mots ou les maux…words, words, words…

Qui était vraiment ce Lawrence d’Arabie ?
Ce brillant étudiant en archéologie avide d’Orient avec «un amour de la liberté caractéristique de sa terre natale, l’Irlande, et qui a choisi de partir dans le désert pour fouiller les ruines des civilisations anciennes…»
Enrôlé dans l’armée britannique, les armes à la main contre l’ursupateur turc pour libérer la sainte Arabie puis disparaître…entouré d’un halo de mystère.

Ce livre est une chanson de geste à la gloire de Lawrence d’Arabie.
De remaniements en remaniements, d’histoires en Histoire, d’Oxford en Syrie, du Caire à la Palestine, de pages en pages, suivons le troubadour enchanteur Wu Ming 4.

Les mots donnent du sens aux choses.
Un éclatant hommage aux pouvoirs de l’écriture.

Cette littérature là donne du baume au lecteur !
Qu’on se le dise…

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