Chamamé de Leonardo Oyola


«La fille est montée dans l’Arche. Sans la regarder, elle lui a dit qu’elle ne s’appelait pas Eve.
– Jéhovah m’a enlevé une côte pour que tu existes. Alors, ferme-là, merdeuse : tu t’appelleras comme je l’aurai décidé !»

Leonardo Oyola, né en 1973 à Buenos Aires, écrivain et journaliste à Rolling Stone a reçu le Prix Dashiell Hammett du meilleur roman noir en espagnol pour ce «Chamamé».

Chamamé est une chanson et danse d’Argentine. Ce mot signifie «agir sans réfléchir» en guarani.

Perro et Noé sont deux ex-taulards.
Ils vont sévir sur l’asphalte : sans tabou, ni morale, tambours battants et pieds au plancher.
A fond dans le mur !
Noé va trahir Perro.
Perro va chasser Noé, autoradio plein tubes de Guns’N Roses, Smashing Pumkins, Van Halen.
Chez Oyola, on ne fait pas dans la dentelle…
Flingues sur les tempes, putes en vitesse et voitures à tombeau ouvert.

L’écriture hallucinée, tranchante, aiguisée au couteau, roule à fond les manettes et embarque le lecteur attaché de force à sa ceinture d’insécurité.
Dialogues pas piqués des vers et scènes déjantées ponctuent (tuent) ce parcours sans foi ni loi.

Un roman parfois caricatural qui tombe dans le fossé du cliché…quand même…

Réservé aux amateurs de sensations fortes de séries B.
Et de Jessica Lange…
Ni plus…ni moins.

«This is the end» chantait Jim Morrison.

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