Une cible parfaite de Tchinguiz Abdoullaïev


«Moi, Edgar Veidemanis, ex-lieutenant-colonel du KGB, ex-membre du Parti Communiste et ex-citoyen soviétique…»

Rachit Akhmétov était (j’ai bien dit «était» !) vice-ministre de l’Energie.
Voitures luxueuses, maison de campagne «valant cent années de son salaire» et appartement de cinq pièces à Moscou.

Hum, hum, y’a de la magouille dans l’air glacé de la grande Russie.

Des enquêteurs du Parquet débarquent dans son bureau.
Perquisition. Procés verbal. Arrestation.

«J’ai une déclaration à faire.» dit Akhmétov et ça sent déjà la poudre.

De hauts, très hauts responsables politiques russes risquent d’être pris la main dans un sac rempli de dollars nauséabonds…un panier de crabes, quoi !

Des cadavres commencent à se ramasser à la pelle.
Victimes du Buffle ou du Massacreur.

Drongo le solitaire, quarante ans, aux amours difficiles et à l’appétit facile est appelé d’urgence pour retrouver un témoin capital dans cette affaire.
Et vite fait en plus. Pas de temps à perdre.
Et notre héros Drongo n’est pas seul au monde dans cette histoire.
Y’a du monde au portillon pour attendre de pieds fermes ce témoin précieux qui vaut de l’or…ou des têtes.
Accueil agité garanti : le faire parler ou le faire taire, c’est selon.

«A partir de maintenant, je deviens cette cible parfaite, et mon seul objectif est de demeurer tel pendant tout le voyage. Pendant quelques jours ou quelques semaines, tant que je ne découvrirai pas l’homme. L’homme ?…Quel homme ?»

Troufilov. Cest lui. Il est parvenu à quitter la Russie. Il doit se cacher quelque part en Europe. Il est la clé de toute l’affaire.

Et c’est parti pour un voyage mouvementé, très, très mouvementé de Moscou à Paris en passant par Amsterdam, Anvers et Istanboul.
Une course poursuite dans des grosses cylindrées aux vitres teintées.
Une course contre la montre dans des avions bourrés d’espions.
Avec pour décor les guerres intestines entre les différents services de renseignements russes et ses nombreuses, très nombreuses nébuleuses…genre mafieuses…

L’ombre du KGB pèse, encore et toujours, comme un couvercle.
Même si le KGB est dissous le 11 octobre 1991, il reste bien vivant dans chaque mémoire de chaque citoyen russe et ces trois lettres restent gravées (à jamais ?) dans la mémoire collective du pays.

C’est un polar qui visite la Russie et ses abus de pouvoir.
Un regard passionnant sur ce grand pays à la petite, très petite démocratie, n’est-ce pas Monsieur Poutine ?
Polar, thriller, roman d’espionnage, que sais-je, un peu de tout ça où le lecteur se plaira à suivre les pas de ce bon et malin Drongo.

«Les meilleurs agents secrets sont ceux dont on n’entend jamais parler.»

L’auteur, Tchinguiz Abdoullaïev sait de quoi il parle : il était lui-même ancien agent de renseignement.
C’est son premier livre traduit en français, chez les (très belles)Editions de l’Aube, collection L’Aube noire.
Rendons hommage à la traduction car elle est excellente.
C’est la première enquête de Drongo publiée en France.

A suivre, donc, de près, le justicier Drongo is back in the (ex) U.S.S.R…

«Ca commence, soupira Drongo en repoussant son assiette. Je le sentais venir. Ca commence…»

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