L’énigme de Flatey de Viktor Arnar Ingolfsson

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« Enténébrées sont les terres et la nef parcourt la mer. 
Cap sur le froid et la mort. 
Quel sera notre sort ? » (Le livre de Flatey)

Les écrivains nordiques viennent piller notre raide budget-livres et envahissent nos rayons polars.
L’expansion viking pirate les vitrines de nos librairies préférées.

L’Islande en particulier a tout pour plaire : violents paysages et climat propice aux enquêtes brumeuses.
J’aime bien l’Islande.
J’ai découvert ce pays accompagné par Halldór Laxness dans son magnifique roman historique « La cloche d’Islande » (vivement conseillé) et guidé par les traductions des sagas islandaises par Régis Boyer…sans omettre bien entendu toutes mes premières enfantines lectures de fascinants vikings…qui me faisaient bien peur.
Un pays exotique !

J’aime bien l’Islande, dis-je, et j’aime bien les polars.
Donc ça tombe plutôt bien pour découvrir ce Viktor Arnar Ingolfsson et son énigme de Flatey.
« L’Énigme de Flatey » est actuellement le seul roman de l’auteur à avoir été traduit en français.

Flatey est une toute petite île perdue dans un immense fjord à l’ouest de l’Islande.
Nous sommes en 1960.
Ici ça pêche et ça assomme des phoques toutes les dix pages…de quoi bien énerver notre emblématique BB.
Mais bon faut bien se nourrir.
Une épicerie, une conserverie, une église, un unique téléphone alimenté par une dynamo et basta.
Seul événement marquant : une fois par semaine un bateau postal vient accoster sur l’île pour approvisionner les habitants.
Plutôt rustre et calme comme endroit.
Là tout le monde se connait…ou croit se connaitre…dans une sorte de huit clos glacial.

Quant un scientifique danois, Gaston Lund, spécialiste des sagas islandaises est retrouvé mort sur un rocher perdu en pleine mer.
Cet éminent professeur serait-il venu pour résoudre l’énigme du Livre de Flatey ?
Le Livre de Flatey écrit entre 1387 et 1394 relate les aventures des rois de Norvège. C’est le plus long et le plus richement illustré des manuscrits islandais.
Au xve siècle, le manuscrit appartenait à une famille de l’île de Flatey. En 1647, son propriétaire, Jón Finnsson, en fit don à l’évêque de Skálholt, Brynjólfur Sveinsson. Brynjólfur l’envoya au roi Frédéric III de Danemark en 1656. Le Flateyjarbók fit partie de la Bibliothèque royale jusqu’en 1971. Le 21 avril, il fut solennellement restitué à l’Islande. Il est aujourd’hui conservé à l’institut Árni Magnússon, à Reykjavik.

Et c’est l’attachant et naïf Kjartan, adjoint du préfet, venu de la capitale Reykjavik, pas détective pour un sou, qui va devoir mener l’enquête.
A nous de découvrir quel est le coupable parmi ces paisibles pêcheurs.
L’occasion pour nous, comme pour notre apprenti Hercule Poirot, de découvrir ce mystérieux pays aux coutumes ancestrales durement conservées.

L’occasion pour nous, curieux lecteurs, de plonger dans les sagas légendaires de l’Islande du Moyen-Age.

Un bon et dépaysant moment de lecture…que demander de plus ?

« La magie mène au terme du voyage, nous souquons ferme. Pourquoi chercher des réponses
qui pour nous sont absconses ? » (Le Livre de Flatey)

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