Un été avec Louise de Laura Moriarty

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« Il n’y a pas de Garbo ! Il n’y a pas de Dietrich ! Il n’y a que Louise Brooks ! » Henri Langlois

1922. Wichita dans le Kansas.
Les tranchées de la grande guerre fument encore en Europe. La grippe espagnole se répand sur le monde comme une trainée de poudre.
Les « Boys » sont de retour au pays de la prohibition.
Les femmes suffocent sous leurs corsets et les noirs dans leurs ghettos. Le Ku Klux Klan a le vent en poupe.

Cora Carlisle est « bien mariée » avec Alan avocat renommé.
Ils ont des jumeaux beaux grands et en bonne santé.
Cora est orpheline, recueillie, élevée au New-York Home for Friendless Girls. Adoptée par la famille Kaufmann. Plutôt bien tombée.
Mais de ce passé son présent a fait table rase…pour préserver le futur.
Mais que dirait-on si dans ce paisible Wichita on apprenait que la femme du célèbre Alan Carlisle avait été abandonnée à l’âge de quatre ans chez les soeurs des pauvres.

Dans ce Wichita étriqué vit aussi la famille Brooks. Myra et Leonard Brooks.
Des originaux comme on dit dans Wichita.
Des prétendus presbytériens qui ne vont jamais à l’église. Une mère qui joue du piano toute la journée au lieu de s’occuper de ses enfants et du Satie par dessus le marché. Un père juriste qui laisse sa maison s’effondrer sous le poids de livres pas toujours recommandables.
Une fille de quinze ans très délurée qui lit Voltaire et Schopenhaueur.
Petite et menue, la peau très claire, des yeux sombres, des cheveux très noirs, brillants et raides, coupés juste en dessous des oreilles.
« De part et d’autre du visage à l’ovale parfait, deux mèches dessinaient comme des flèches pointées vers une bouche charnue et sensuelle, et le rideau soyeux d’une épaisse frange s’arrêtait en une ligne bien droite au ras de ses sourcils. »
Espiègle, insolente…d’une beauté à couper le souffle, vous l’avez déjà reconnue, c’est Louise, Louise Brooks.
La future Louise Brooks ! La célèbre actrice du muet qui osa dire m…. aux ponts d’or et aux ors des pontes d’Hollywood.
Si vous ne connaisez pas encore les films de Louise Brooks courez vite regarder « Loulou » ou « Le journal d’une fille perdue » de Pabst, entres autres.
Magnifique et envoûtante !

La petite Louise rêve d’intégrer la prestigieuse école de danse de Denishawn à New-York.
Son père trop affairé, sa mère trop, comment dire, trop « pas assez mère et trop Eric Satie » ne seront pas du voyage.
Ils cherchent une chaperonne (quel vilain mot !).
Cora se propose.
Monsieur Brooks a réservé un appartement pour Louise et Cora à New-York à deux pas du New-York Home for Friendless Girls. Tiens, tiens…
Et c’est parti pour une belle, très belle, émouvante, très très émouvante histoire de deux vies parallèles.
Celle de la petite Louise qui va devenir la grande Louise Brooks.
Celle de Cora Carlisle qui va devenir…qui va devenir et bien je vous laisse ici car sinon je sens que je vais faire trop long et tout vous raconter tellement ce livre m’a plu.

Un beau coup de coeur que ce premier roman de Laura Moriarty publié en France.

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