Exit Music de Ian Rankin

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« Je n’étais toujours pas persuadé d’être un auteur de roman policier. Pour moi, je faisais des commentaires sur la vie présente en Écosse, sur ses manies et ses psychoses, sur les défauts de son caractère. Je disséquais une nation. » confiait Rankin au tout début des aventures de son célèbre et cynique Inspecteur John Rebus.

«Exit Music» (titre d’une chanson de Radiohead) est la 17ème et dernière enquête de Rebus.
Rebus va partir à la retraite…

La fin inéluctable de cette série inquiéta beaucoup ses lecteurs passionnés, à tel point que la MSP11 du Fife, Helen Eadie, fan de Rebus, posa la question au Parlement d’Écosse : « Pouvons-nous changer les lois de façon que les officiers de police judiciaires d’Édimbourg puissent travailler jusqu’à 65 ans ? »

«Lundi matin, la sonnerie de son réveil serait superflue. Il pourrait prolonger le petit déjeuner pendant toute la journée, ranger son costume dans l’armoire, d’où il ne sortirait que pour les enterrements. Il connaissait les histoires effrayantes…Les gens qui cessaient le travail et se retrouvaient dans la boîte la semaine suivante…»

Tiens, ça me donne envie de chialer…

Rebus et son associée Siobbhan Clarke sont chargés d’enquêter sur l’assassinat d’un poète russe dissident, Alexander Todorov.
Tout proche, trop proche du lieu du crime rôde l’inévitable et inséparable ennemi de Rebus, le truand Cafferty.

Comme dans tous les «Rebus» de Rankin règne la belle et sordide Edimbourg : sombres pubs et ruelles malfamées.

Dans ce dernier opus (tiens, ça me donne envie de chialer..) Rankin nous offre une Ecosse en mal d’indépendance aux mains liées par des oligarques russes très gourmands, trop gourmands…

Rankin est un maître du polar.
Son Rebus, après dix-sept livres, est devenu mon ami.
Tiens, ça me donne envie de chialer..

Je crois bien que je vais tous les relire…

Rebus : son cynisme, sa révolte désinvolte contre l’autorité, sa bande-son (The Who, Les Stones, Nick Cave, Patti Smith…que du très très bon, pour les amateurs, veuillez consulter ce lien : http://sabotagetimes.com/music/ian-rankin-50-songs-i-love/)

«Au-delà du sentier se dressait un haut mur derrière lequel, Rebus le savait, s’étendait un site industriel devenu inutile. Un peu moins d’un an plus tôt, c’était encore une brasserie, mais presque tous les bâtiments étaient en cours de démolition et on démontait les cuves à fermentation en acier.
Naguère, la ville possédait trente ou quarante brasseries. Il n’y en avait plus qu’une, pas très loin, dans Slateford Road.»

Tiens, ça me donne envie de retourner en Ecosse..

«Adieu notre réputation écossaise
Adieu notre gloire passée
Adieu même notre nom d’Ecosse
Si réputé pour ses exploits guerriers
Désormais la Sark recouvre les sables de Solway
Et la Tweed coule jusqu’à l’océan
Marquant la limite de la province anglaise
Une nation aux mains de gredins.»

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