Une vie entre deux océans de M.L. Stedman

une-vie-entre-deux-oceans-collectif-stock-ml-stedman-9782234071988

«Les océans n’ont pas de limites. Ils ne connaissent ni début ni fin. Le vent ne s’arrête jamais. Il lui arrive de disparaître, mais uniquement pour reprendre des forces ailleurs, et il revient se jeter contre l’île, comme pour signifier quelque chose…»

«Une vie entre deux océans» est le premier roman de l’australienne M.L. Stedman.
Et là, livre fini, fermé, encore tout chaud entre mes mains tremblantes d’exaltation, les bras ballants d’émotion, les yeux embués de larmes, je dis bravo et merci pour ce grand, très grand moment de lecture.

Quelle histoire ! Mais quelle histoire !
Tom Sherbourne est de retour de la guerre des tranchées. La tête encore envahie de cauchemars.
Il rentre en Australie.
Tom est gardien de phare sur l’île sauvage de Janus.
Loin de tout.
Il vit des jours paisibles, rythmés par les marées et les tempêtes, avec sa femme Isabel.
Isabel subit, coup sur coup, deux interruptions de grossesse.
Puis accouche d’un enfant mort-né.

Quand échoue sur une plage de l’île de Janus une petite barque…
A son bord un homme mort et un bébé sain et sauf.
Une petite fille.

Voilà le début de l’histoire.
De quoi imaginer le meilleur…comme le pire…
«Ici, l’existence se déroule sur une échelle de géants; les rochers, qui, de loin, ressemblent à des dés jetés contre les côtes, sont des blocs larges de plusieurs dizaines de mètres, léchés par les vagues depuis des millénaires, projetés les uns contre les autres jusqu’à s’entasser en une pile verticale.»

Frère lecteur, je ne vais pas aller plus loin.
Je vous abandonne ici. Et je vous souhaite un bon voyage en Australie.

Ce livre me rappelle le magnifique et envoûtant (et trop méconnu) «Le gardien du feu» de Anatole Le Braz.
« Lorsqu’on la contemple en toute sécurité de la chambre d’un phare ou de la maisonnette blanche d’un sémaphore, comme cela, oui, je comprends la mer. Autrement, non ! Paradis des hommes, mais enfer des femmes !….» écrivait Le Braz.

Préparez vos mouchoirs…
Un gros coup de coeur pour moi !

«Bientôt, les jours se refermeront sur leurs existences, l’herbe poussera sur leurs tombes, jusqu’à ce que leur histoire se résume à quelques mots gravés sur une stèle que l’on ne vient jamais voir.»

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s