Frog Music de Emma Donoghue

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« Certains meurtres gagnent à n’être jamais élucidés, peut-être. Comme certaines cicatrices gagnent à rester dissimulées. »

Nous sommes à San Francisco en 1876. Une ville d’à peine trente ans d’âge.
Une ville toute neuve du bout de la conquête de l’ouest.
Une ville du Far West qui se met debout.

« Le rêve californien tourne court, pour la plupart de ceux qui ont réussi à arriver jusqu’ici…Des fortunes restent à bâtir, mais seuls ceux qui possèdent l’énergie nécessaire y parviendront… »

Une ville du bout du monde.

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L’été 1876. San Francisco meurt de chaleur et souffre d’une épidémie de variole.

L’été des lynchages de chinois de Chinatown. La variole c’est eux.

L’été de Blanche la française, danseuse au bordel de Sacramento Street, le « House of Mirrors ».
Et son Arthur…et son Ernest.

Des anciens artistes de cirque qui ont quitté la France pour se refaire une nouvelle vie. Un trio sans foi ni loi.

« Blanche est experte dans l’art d’aguicher. C’est une allumeuse, qui s’y entend comme personne pour faire naître une flamme, la moucher, la rallumer, la souffler à nouveau. »

Et les michetons sont prêts à payer très cher : le jeu en vaut la chandelle.

Le bonheur, presque, parfait.

Un enfant P’tit. L’enfant d’Arthur, le mac-aimé, et de Blanche. Abandonné dans une sorte de « ferme à bébés ».
Pourquoi s’encombrer d’un enfant ?
Le jeu, la danse, l’amour, la liberté n’a pas besoin d’un enfant dans les pattes.

Le bonheur…ou le semblant d’un bonheur.
Après tout ici à San Francisco rien n’est encore vraiment vrai.

Jusqu’au jour où Blanche va rencontrer Jenny la chasseuse de grenouilles habillée en pantalon.
Une sacrée originale celle-là. Une joyeuse emmerdeuse qui roule en Grand-bi un Colt dans la poche.
Sans foi ni toit.

Blanche et Jenny vont se lier d’amitié pour le meilleur et…le pire.

Qui a tué Jenny cette nuit au Eight Mile House près de la gare de San Miguel là où la ville de San Francisco « rend son dernier râle. »

Emma Donoghue va nous chanter une aventure romanesque envoûtante.
Nous plonger au cœur de la ville, aux chœurs des rues.

Et, chers lecteurs, pour notre plus grand plaisir.
Superbe !

« Oh, California,
That’s the land for me !
I’m bound for San Francisco
With my washbowl on my knee. »

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