Je viens de lire mais j’ai pas le temps d’écrire…

« La filière afghane » de Pierre Pouchairet (Jigal) **

Un très bon polar qui va de Nice à Kaboul, de dealers aux terroristes.

« La dernière fugitive » de Tracy Chevalier (Folio) ****

Magnifique roman de l’Amérique et de l’esclavagisme.

« Les vrais durs meurent aussi » de Maurice Gouiran (Jigal) **

Excellent polar avec comme toiles de fonds la 2ème guerre mondiale, l’Indochine.

« Après la guerre » de Hervé Le Corre (Payot) ****

Superbe polar à Bordeaux après guerre où les collabos font encore leurs lois.

« Vivre cent jours en un » de Philippe Broussard (Stock) **

Pour les fans (comme moi) de Billie Holiday.

« Swan Peak » de James Lee Burke (Rivages) ***

Magnifique et tendu.

Les Curieuses Rencontres du facteur de Skogli de Levi Henriksen

«Qu’auriez-vous fait si, en rentrant un peu trop tôt chez vous le jour de votre cinquième anniversaire de mariage, vous aviez découvert une voiture que vous ne connaissiez pas dans l’allée ?»

Simon Smidesang va sortir de sa vie…à reculons.

Ce deuxième roman de Levi Henriksen commence fort !

Simon, bientôt la quarantaine, est journaliste à Oslo.
Il décide donc de tout plaquer.
Se mettre en quarantaine.
La crise de la quarantaine.
Le démon de midi comme on dit.

Il a déjà tout vu : les taureaux de Pampelune, la maison de Strindberg à Stockholm, le Dublin de James Joyce.
Il va «s’exiler» à Skogli dans la maison de ses grands-parents.
En rase campagne norvégienne.
Il devient le facteur du village.
Il sera l’aide à domicile…aussi.

Et c’est parti pour une tournée de souvenirs et de rencontres insolites.
Des souvenirs très très agités.
Des rencontres très très insolites.
Une nouvelle vie, un tournant.
Un vie simple. Une vie devant soi.
Mais c’est plus compliqué que ça la vie.

Simon va tenter de se reconstruire malgré le mal de vivre.

C’est un roman plein de nostalgie et d’humour.
Désenchanté et dépaysant.
Léger et grave.
C’est un beau roman, une belle histoire, il rentrait chez lui, là-haut dans le brouillard…
L’histoire d’un homme en proie aux longs ennuis où l’Espérance, comme une chauve-souris, s’en va battant les murs de son aile timide
et se cognant la tête à des plafonds pourris…
Un spleen quoi.

Levi Henriksen, la cinquantaine, est parolier, musicien rock (aux lunettes noires comme son premier roman) et journaliste.
Son premier roman, un polar glacial, «De sang sur la neige» (Presses de la Cité, 2010) a obtenu le Prix des Libraires en Norvège.

«Il éprouva un petit pincement au coeur : il aurait bientôt quarante ans et n’avait rien dont il pût être fier.»