Le paradoxe du cerf-volant de Philippe Georget

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« On ne devient pas champion dans un gymnase. On devient champion grâce à ce qu’on ressent ; un désir, un rêve, une vision. » Mohammed Ali.

Pierre, 27 ans, boxeur, ancien champion de France et numéro 5 européen est dans une mauvaise passe.

« Enfant je m’endormais
Sur des K.O. de rêve
Et c’est moi qu’on soutient
Et c’est moi qu’on soulève » chante Nougaro.

Il sort d’un KO sur le ring, se met à boire et à fumer et surtout se retrouve mêlé dans une sombre histoire de meurtres.

Son vieux coach Emile voudrait bien le voir (dé)poser les gants, une sorte de retraite anticipée.

« Le Vieux ressemble à un père de famille veillant sur sa progéniture. Un père qui n’aurait eu que des fils. Ici, tout le monde se ressemble. Une dent cassée, un nez large et de guingois, des pommettes saillantes, des arcades gonflées : notre air de famille, on se l’est taillé nous-même, à grands coups de poings dans la gueule. »

Son pote de comptoir Sergueï va lui proposer un contrat ni catholique, ni orthodoxe.
Jouer les gros bras pour un certain Lazlo, croate plus que louche réfugié à Paris.
Le petit peu d’argent gagné comme barman chez ses amis Josy et René ne suffit plus. Alors oui pourquoi pas aller jouer le dur si c’est bien payé.

Sergeï, Lazlo, nous voilà plongés dans l’histoire sanguinaire et encore toute fraîche de l’ex- Yougoslavie.

Et quand Pierre apprend que son père, ambassadeur à Zagreb, décédé il y a plus d’une quinzaine d’années, serait impliqué dans cette zone d’ombres malfaisantes, il commence à sérieusement s’inquiéter.

Des légionnaires en cavale, des flics énigmatiques, des femmes mystérieuses : voilà de quoi vous tenir accrochés aux pages.

Le style généreux, chaleureux et émotif de Philippe Georget vous prend par la main et le cœur pour ne plus vous lâcher.

Ce Philipp Georget est un sentimental.

Pierre est un personnage attachant qui vous tient dans les cordes sensibles jusqu’à la fin du combat.
Les secondaires vont dévoiler leurs jeux de jambes, de poings et de cœur au fil des rounds. Des seconds couteaux…pas des jeunes premiers. Pas nés de la dernière pluie…à couteaux tirés.

« Je m’approche du grand mas perdu dans les vignes. Mes jambes tremblent.
Ce n’est pas la fatigue.
Ce n’est pas le froid.
Ce n’est pas le vent. »

Ce sont les terribles fantômes du passé…

Un polar prenant, emballant. Une belle découverte.
En 12 rounds passionnants.

 

 

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